Surveillance des espèces animales invasives en France, implication des sciences participatives

<p>Les introductions d’espèces invasives sont reconnues comme une des causes de perte de biodiversité notamment au niveau des îles. La mondialisation des échanges accélère les introductions d’espèces dans le milieu naturel pouvant ainsi causer des dommages, à la biodiversité, l’économique ou la santé. Ces introductions peuvent être volontaires (pêche, horticulture, etc.) ou involontaires (pathogènes, espèces importées avec du fret, etc.) et nécessite la mise en place de systèmes de surveillance adaptés à chaque territoire (îles, métropole). Au-delà de l’aspect préventif de l’introduction d’une espèce invasive dans le milieu naturel (contrôle douanier, réglementation etc.), différents outils de surveillance sont utilisés pour détecter ou suivre une espèce introduite, voir invasive dans l’environnement.</p> <p>Le poster présente ici trois exemples de suivis d’espèces invasives via l’utilisation des sciences participatives. D’une manière générale, ces programmes permettent de suivre des espèces (via des inventaires naturalistes, de la cartographie etc.) dans un but de connaissance et de conservation de la biodiversité, associant différents observateurs (naturalistes, grand public) et des organismes scientifiques. Un maximum d’observations est alors collecté facilement et rapidement de manière pédagogique et ludique.</p> <p>Les sciences participatives sont particulièrement efficaces pour détecter précocement des espèces invasives. C’est le cas du Plathelminthe de Nouvelle Guinée, Platydemus manokwari de Beauchamp, 1963, découvert récemment dans les serres du Jardin des Plantes de Caen et actuellement confiné. Elles permettent également de suivre des taxons à large distribution comme le Frelon asiatique, Vespa velutina Lepeletier, 1836 ou le plathelminthe dit « marron plat ».</p> <p>L’engouement des différents contributeurs pour ces sciences participatives permet d’enrichir les connaissances sur la distribution des espèces, leur écologie et leur biologie, et de définir des actions appropriées dans le but de limiter la perte de biodiversité.</p>